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13 août 1975

Zürich Airport ... 18 h 50 ... vol SR 708 à destination de Paris-Orly
Paris-Orly ... 22 h 30 ... vol RG 765 ... 11 heures à bord d’un Boeing 707 de la VARIG en route pour l’Amérique du Sud

14 août 1975 ... en sortant des bras de Morphée ...
Très tôt le matin ... arrivée à Rio de Janeiro, formalités d’entrée au Brésil et connexion pour São Paulo par un vol de la « Punta Aerea ».
Congonhas Airport (Sáo Paulo – ville) ... 07 h 40 ... accueil de Sinval Amorim, un ancien collègue et ami de la CIR ... « Merci Sinval .. !! »
Après un rapide passage à l’hôtel, le temps d’une douche et de libérer les vêtements de leur contrainte dans les bagages ... c’est l’heure des contacts et des retrouvailles avec la CIR !!
Le poids des structures n’étant pas toujours adapté aux affaires et aux résultats des bilans attendus par les « hautes sphères » du groupe, des changements s’opèrent plutôt dans le sens d’un régime amaigrissant. !! Mais dans l’ensemble, l’esprit des années antérieures se perpétue même si certains visages changent et que les idées évoluent avec un nouveau visage à la direction de la CIR, Sönke Böge d’origine suédoise, qui a succédé à Walter Kleinert.
C’est un peu comme un livre, les pages se succèdent et se tournent, mais le titre reste le même et parfois il se nomme ... « Le Rendement par la Réduction des Coûts » !!

L’intérêt pour les montres électroniques ayant de plus en plus d’incidence sur la commercialisation et la vente des produits au niveau des marchés, une prise de conscience de l’importance de la formation technique, voire même technico-commerciale, devient une source prioritaire.
Pour cette raison, deux séminaires techniques intensifs ont été programmés, avec l’appui et le soutien de la CIR, à savoir :

Du 19 au 23 août, en langue portugaise, dans les locaux de la CIR ... bureau de la direction transformé en atelier ..!! .. pour les horlogers spécialisés des filiales de São Paulo et Rio de Janeiro, ainsi que de la Boutique Pilote « Majó ».

Du 25 au 29 août, en langue espagnole pour les Chefs Techniques des Agents Généraux du Paraguay, Uruguay, Chili, Bolivie, ainsi que du personnel « Cadre » de la CIR.
Ce second séminaire étant réalisé dans un salon du « Clube Transatlântico », transformé lui aussi en atelier complet avec tout le parc d’équipements nécessaires pour pouvoir exécuter des prestations détaillées sur l’ensemble de la gamme des calibres utilisés par Omega.

Cela inclut un travail très complexe sur la « Speedsonic », un mouvement électronique à diapason dont le mécanisme chronographe est conçu dans un module situé sous le cadran.
Une large place est aussi consacrée à d’autres produits, tels le fameux « Chronomètre de Marine 2.4 MHz », calibre 1511, à quartz haute fréquence offrant un degré de précision d’une seconde par mois. Et puis, dans l’originalité, le « Time Computer », calibre 1600 ou 1601 avec date, une montre digitale à affichage lumineux visible sur appel sous son écran rouge !!

Et puis il y a aussi le tout nouveau compteur électronique multifonctions appelé « SP 100 » .. !!

03 septembre 1975 ... dans les salons du Siège de l’«Automóvel Clube Paulista » à São Paulo se déroule une exposition des produits Omega et Tissot spécifiques pour utilisations sportives.
Au cours de cette soirée groupant une palette d’invités de la presse écrite, de la télévision et du monde sportif en général, le dernier cri de la technologie électronique Omega, le « SP 100 », fait l’objet d’une présentation, et un tirage au sort fait un heureux, en l’occurrence un assistant cameraman de la TV Tupi Canal 4, qui reçoit un chronographe « Speedmaster » .. !!

 

 

A l’image d’un « Cirque » ... sitôt la dernière représentation terminée ... on emballe et l’on s’en va vers d’autres horizons !
Prochaines destinations le Paraguay et Asunción, pour une visite à l’atelier de la « Joyería Sosa » del Sr. Victorino Sosa propriétaire, puis l’Uruguay et Montevideo, avec un programme de travail qui se déroulera à la « Joyería Biarritz » où se trouvent également les bureaux de la distribution régionale I.R.S.A. avec el Sr. Buzzi qui en assure la coordination.

 

10 septembre 1975

A bord du vol LA 154 de la LAN CHILE, reliant Montevideo à Santiago de Chile ... que de magnifiques points de vue offerts à travers le hublot du Boeing 707, lors de la traversée de la Cordillère des Andes en contraste avec la monotonie des plaines de la « Pampa » argentine et quel grandiose coup d’œil en passant à proximité de l’Aconcagua dominant le débat du haut de ses 7030 mètres !

Et puis très rapidement le décor change et l’on découvre le panorama de l’Océan Pacifique, alors que l’avion est déjà en phase de descente en vue de son atterrissage sur l’aéroport de Santiago... il est 18 h 50 !

Assumée par el Sr Enrique Corral Pacheco, la distribution régionale pour le Chili est un peu floue et dépourvue d’une structure commerciale apparente. Pour cette raison, le travail se concentre au niveau de la « Joyería Corral », un joli magasin qui occupe le local 17 de la « Galeria Ahumada », un passage très populaire et connu par la variété de ses commerces.

C’est Keto, la fille Corral, qui dirige ce magasin, qui en fait lui appartient, et c’est à l’entresol que se trouve l’atelier, petit mais correct avec ses deux places de travail qui fait office de Service Officiel de la marque pour le Chili.
Répondant aux recommandations de l’usine concernant les prestations du « Diagnostic System », la « Joyería Corral » a acquis quelques outillages et équipements pour actualiser le parc de son atelier. Fascinée par l’appareil AL 600, conçu pour le contrôle de l’étanchéité des montres à l’air et à l’eau sans risque d’inonder le mouvement, Keto décide d’utiliser l’appareil dans le magasin et encore mieux ... dans la vitrine ... pour appeler l’attention des passants et des clients.

Une fois sous pression, il n’est en principe plus possible d’ouvrir le couvercle de l’appareil, mais Keto, elle, elle a réussi ! Si bien que tel l’effet d’une grenade, la dépression s’est faite moyennant un violent rejet des liquides de l’appareil partout dans la vitrine. Et les passants du moment... ??? ... ils ont cru assister à un mini spectacle des grandes eaux de Versailles ou alors à un bon film de Charlot !

Bravo et merci Keto !

 

15 septembre 1975

10 h 40, arrivée à La Paz Airport avec le vol LH 495, à bord d’un DC 10 tout neuf de la LUFTHANSA.

Situé sur « L’Altiplano » bolivien à 4060 mètres d’altitude, cet aéroport civil et international est le plus haut du monde !
Pas facile, ce contact climatique en sortant de l’avion, l’air raréfié laissant une sensation de tomber... dans les pommes ! ... mais le cas échéant les masques à oxygène sont disponibles.

La ville de La Paz, construite un peu plus bas dans les déclinaisons d’une espèce de cratère naturel entouré de hautes montagnes, se situe entre 3600 et 3800 mètres d’altitude.
Le mal des hauteurs est de rigueur en ce début de séjour, impossible d’avaler quoi que ce soit si ce n’est des infusions de thé de coca, seul ingrédient accepté par l’organisme !

La recommandation serait de rester absolument tranquille voir même partiellement alité durant 24 heures, pour acheter l’altitude et laisser le corps s’acclimater à cette transition.

 

Mais comment s’offrir ce luxe alors que le planning d’un voyage professionnel est déjà programmé et minuté ! Il faut donc faire avec, même si ce n’est pas facile de se présenter « diminué » comme animateur pour un programme de travail !

La « Casa Kavlin » représente la marque depuis la fin des années 40 mais sans jamais donner à son réseau de distribution une importance significative. Par ailleurs la vitrine des produits horlogers située dans le magasin « Kavlin », reste discrète dans le « jaune » perpétré par les affiches, les présentoirs et le support publicitaire des produits « Kodak » qui sont en fait la vocation première de cette société. La personne de contact pour la marque Omega est un Monsieur Adler, très agréable et disponible, d’origine allemande, il n’a de ce fait absolument rien d’un bolivien mais plutôt d’un « bon papa » de chez nous !

Quant à la notion de service, elle est modeste mais disponible, avec une place de travail située à l’entresol du magasin et un horloger lui aussi d’origine allemande, compétent à la mesure de son expérience et qui assure l’essentiel du support technique régional avec un volume de travail suffisant pour répondre à la demande, vu que les montres compliquées ou endommagées sont envoyées à l’usine.

 

17 septembre 1975

La Paz Airport ... Fin de journée ... le vol de la BRANNIF pour Guayaquil est en retard... !
Et ce mal de la hauteur qui reprend de plus belle ! ... Engoncé dans l’un des sièges inconfortables du salon d’attente, l’esprit essaye de s’évader pour que le cerveau échappe à déclencher des effets secondaires plutôt désagréables !
Et enfin le vol, pas la moindre envie d’un plateau repas et pourtant le sang semble s’écouler différemment dans les veines et à l’arrivée, après 2 h 45 de vol, on oublie les maux avec les formalités habituelles, la ronde des bagages sur le tapis roulant, la douane et la recherche d’un taxi pour rejoindre le centre ville - il est 23 h 00 - l’état physique tout comme la forme semblent différents et tout s’explique en apercevant le panneau ...
« Bienvenue à Guayaquil - Altitude 4 mètres »... le mal de la hauteur avait disparu !

 

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 *Ces textes n'engagent ni Omega, ni le Musée Omega, ni la SAMO, mais uniquement leur auteur qui en détient les droits de copie.

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